CES 2018

Publié par - 29 janvier 2018
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Le CES vécu par les Sismo

En voyage à Las Vegas, nous avons sillonné le salon du CES, pour cueillir des pépites technologiques et voir se profiler quelques tendances révélatrices des enjeux sociétaux de demain. Nous avons notamment été happés par les innovations automobiles, la smart home et la santé connectée : là où l’être humain voyage, habite et prend soin de lui.

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Mélissa au CES

 

La Smart City était la thématique phare annoncée cette année. Assez disséminée dans les faits au travers de tout le salon, c’est un constructeur automobile qui y a le mieux répondu : Ford et sa living street. Comment rendre la rue aux citoyens et améliorer la qualité de vie pour tous ? Comment replacer l’humain au centre de la ville et transformer adéquatement nos modèles et systèmes de transports devenus obsolètes (pollution, bouchons, durée de trajet…)? Ford donne des solutions grâce à des véhicules intelligents, connectés et autonomes. Grâce à des applications qui facilitent le trafic et le secours aux personnes. Le tout dans un environnement apaisé, vert, où il fait bon vivre. Ce géant de l’automobile collabore aussi bien avec les villes, les urbanistes, les animateurs de la vie sociale urbaine, ou encore et non des moindres, des designers. Une réflexion qui fait écho à notre projet avec Saint-Gobain : penser le confort et la sensorialité, pour créer l’habitat de demain.

 

La Mobilité, quant à elle, s’est illustrée sous l’angle de la versatilité : le véhicule devient un véritable espace de travail et de divertissement. Cela entre en résonnance avec l’avènement des véhicules autonomes. Les différents constructeurs imaginent des usages à ce nouvel espace mobile. Toyota présente son e-palette, un véhicule autonome utilitaire modulaire, entièrement personnalisable, pour en faire un lieu de travail : fablab, pizzeria, ou encore salle de réunion. Byton s’adapte aux nouveaux usages, avec son tout nouveau constructeur automobile. Son crossover électrique semi-autonome, intelligent et intuitif, présenté avant l’ouverture du CES. Avec ses sièges rotatifs, Byton révèle comment le présent prend en compte le futur, dans un accompagnement au changement, vers le véhicule autonome. Au cœur de cette expérience, trône le concept de Digital Lounge. L’habitacle de la voiture est pensé pour se sentir comme dans un salon de luxe high tech qui s’adapte à son occupant. Si vous avez lu “L’inévitable” de Kevin Kelly, on en retrouve pas mal d’éléments. À commencer par les écrans : la Byton possède un écran qui couvre l’ensemble du tableau de bord (soit 1,25 m de large), une tablette est présente sur le volant.

        La voiture autonome de Byton, avant l’ouverture du CES

 

Côté Smart Home, ce qui pouvait s’annoncer comme décevant (on y trouvait des solutions similaires, les mêmes capteurs qui jouent sur le confort, la sécurité et les économies d’énergie), ne l’était pas totalement : les objets étaient tous blancs, aux formes courbées, en plastique et plutôt peu attrayants. Pourtant l’on pouvait y ressentir cette volonté (prochaine) de faire disparaître les technologies. Des startups proposaient cette transition vers des technologies invisibles à notre service. Et pourtant, un juste équilibre est nécessaire car en faisant cela, on passe d’un monde inerte avec lequel on interagit à un écosystème organique qui vit sa vie autour de nous pour nous. Un peu flippant dit comme ça, non ? D’autant plus que l’autre pendant des objets connectés et des data qu’ils collectent, c’est la question de la PRIVACY. Malheureusement, très peu de personnes qui se posent la question sur les stands. Et si l’on parlait de smart office plutôt que de smart home, est-ce que ces questions de privacy prendraient le dessus ?

 

La santé connectée met en lumière de nombreux dispositifs favorisant la collecte de données. Challenge : dépasser la seule récolte pour développer de véritables services utiles à l’usager. Et de ce côté-là, il y a encore du travail à faire ! Les professionnels de santé ont une opportunité de prendre part au suivi des patients dans une logique d’accompagnement et de prévention. Se dessine une tendance forte de l’autodiagnostic et à une approche de « test avant d’achat ». L’exemple du miroir connecté (que ce soit le HiMirror ou celui de Hayer) montre comment l’objet incontournable de la salle de bain permet à chaque personne d’obtenir un diagnostic de sa peau (rides, déshydratation, pores dilatés etc.) et ainsi d’adapter au jour le jour, le soin apporté à sa propre peau, avec des recommandations des produits à appliquer et même des tutoriels pour se maquiller. L’acte d’achat se mue en acte pertinent et adapté, à la fois à soi-même mais également à soi dans le temps.

 

And last but not least : INTEL. Nous avons apprécié leur volocopter et leurs shooting star mini-drones. Nous avons beaucoup aimé leur technologie pour rendre les médias immersifs. Rendre les médias immersifs, c’est la capacité de créer des mondes virtuels réalistes, notamment grâce à la vidéo volumétrique. On passe du pixel au voxel, c’est à dire des pixels en 3D, grâce à l’Intel True View. C’est ce qu’ils utilisent pour leur Intel True VR appliquée au sport : des caméras sur le terrain de football US offrent une vue complète de tout le terrain, une fois qu’elles sont assemblées, ce qui permet au fan de choisir leur angle de vue en temps réel !

 

On note également que l’entreprenariat français a su s’illustrer avec brio : en témoigne la présence de plus de 200 start-up françaises, sur une totalité de 900 start-up au salon.

 

 Mélissa Casagrande, business developer

 

Publié par - 29 janvier 2018
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